Thèse luminothérapie soutenue le 9 octobre 2009 Par Sarah Freyheit

L’homme a besoin de la lumière du soleil pour vivre.

Or, dans notre société actuelle, nous passons de plus en plus de temps à l’intérieur, sous un éclairage insuffisant, et notre organisme s’en ressent. L’hormone clé de notre système circadien est la mélatonine. Elle est synthétisée par la glande pinéale, uniquement à l’obscurité, sous contrôle de l’horloge biologique. C’est donc la mélatonine qui est la principale cible physiologique lors des changements de l’alternance lumière/obscurité. Et c’est également cette hormone qui règle nos rythmes biologiques. Ainsi, l’utilisation de la lumière artificielle de forte intensité pour remplacer celle du soleil permet de régulariser la synthèse de la mélatonine et ainsi de resynchroniser les rythmes biologiques. C’est le principe même de la luminothérapie.

Dans la première partie, nous définirons les rythmes biologiques et leur régulation. Nous détaillerons le fonctionnement du système circadien, depuis son entrée, quand l’information lumineuse arrive au niveau de l’œil, jusqu’à sa sortie, quand la glande pinéale synthétise la mélatonine.

Dans la deuxième partie, nous nous intéresserons à la luminothérapie, ou comment traiter les troubles des rythmes biologiques dus à un manque de lumière. Nous décrirons les différents types d’appareils qui existent sur le marché, en précisant la réglementation, puis leur utilisation au travers des principales applications de la luminothérapie : dépression saisonnière, avance ou retard de phase, jet lag ou décalage horaire, troubles causés par le travail à horaires décalés et problèmes de réveil difficile, en détaillant les rares études cliniques qui existent dans ces domaines. Nous évoquerons les rares études consacrées aux troubles du rythme veille/sommeil observés au cours du vieillissement, troubles qui pourraient être améliorés par la luminothérapie.

La fin de cette deuxième partie sera consacrée aux précautions d’emploi et contre-indications au traitement par luminothérapie, ainsi qu’aux potentiels effets secondaires du traitement.

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https://docnum.univ-lorraine.fr/public/SCDPHA_T_2009_FREYHEIT_SARAH.pdf

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